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DANIEL THERASSE
CRITIQUE D'ART
UNIVERS DES ARTS - Octobre Novembre 2012 - N°166

Attentif, perfectionniste et jongleur d’arts par inclination, son aventure artistique est un long cheminement où tout son parcours est celui d’une vie aux multiples facettes. Tour à tour auteur de chansons, directeur artistique, réalisateur, scénographe et peintre depuis bientôt trente ans.

Trente ans de passion et de recherches constantes quand l’inspiration et l’expression picturale s’enrichit et se transforme au gré du temps. Daniel Therasse est confronté au paradoxe d’une nature très structurée, voire minutieuse et parallèlement constamment sollicitée par le rêve. Chez lui, il n’y a pas de voie unique privilégiée dans son art. C’est certainement d’ailleurs un des rares peintres permanents dans plusieurs galeries importantes à pouvoir y diffuser conjointement les deux parts essentielles de son art. D’abord la couleur qui apporte en arc-en-ciel une figuration poétique de plus en plus lumineuse. Un eden teinté de la nostalgie de l’art de vivre en des villes à taille humaine. La toute dernière illustration dans cette veine figurera dès fin décembre 2012, sous la forme d’une fresque de 4,5 x 1,30 m de hauteur dans la nouvelle salle des mariages de Noisy-le-Grand, commandée par le premier magistrat de la commune, le député maire, Michel Pajon, toujours animé par la volonté de faire vivre l’art dans sa ville.

Ensuite on découvre la palinodie des " empilements " et l’insolite d’une partition musicale lancinante, d’une mélopée répétitive jusqu’à l’exubérance. On suit les échos démultipliés de personnages solitaires ou les saynettes de petits groupes agglutinés dans la houle de la foule. Accumulation de voitures à touche-touche, profusion insolite de tours Eiffel sur un même lieu, comme s’il en pleuvait. Ces deux expressions que tout oppose apparemment, sont en fait complémentaires dans la vie. Le côté solitaire s’énonce souvent monochrome et les émotions vibrionantes arborent des couleurs de plus en plus lumineuses. Au coeur de ses approches, on retrouve la même force du trait dans la saccade du geste et, il n’est pas rare de retrouver aujourd’hui les deux tendances dans l’osmose d’une même toile.

Séparées ou ensemble, elles sont comme le yin et le yang. En l’occurrence, elles incarnent les deux extrêmes d’un même équilibre. - " les gens que je projette dans leurs attitudes et l’humeur du moment sont les symboles de ma représentation humaine et témoignent d’une société en constante mutation ", précise Daniel Therasse. Mais " l’homme qui marche "  voit-il vraiment plus loin que le pas suivant ?

Jean Louis Avril
Rédacteur en Chef "Univers des Arts"
Daniel THERASSE
Le peintre
Grâce à une myriade de couleurs et de tonalités allègrement déclinées, Daniel Thérasse métamorphose le cœur des villes jusqu'à la fascination.
Il campe un délire de vivre, un monde qu'il observe du bout du pinceau : un brassage d'individualités disparates qu'il croque d'une touche à l'optimisme réservé. Ces gens qui passent en tous sens communiquent-ils ?
Flâneurs, badauds, voyageurs, êtres pressés, absents, se croisent-ils seulement sans se voir?

Lumière sur lumière, chacune vibrionne et devient tour à tour l'ombre de l'autre.
En crescendo, la couleur dévale ses contrastes renforcés vers les premiers plans. Au gré des accidents et des reliefs qui jalonnent l'apprêt des toiles, on ressent physiquement la matière animée.
Parfois, c'est un simple bouquet aux fleuraisons éclatées, comme une brassée de feu d'artifice, parfois des palais vénitiens aux inclinaisons aléatoires et fausses, perspectives ou encore des enchevêtrements babyloniens accrochés aux nuages... 

Thérasse donne ainsi la chance à nos réalités de se transfigurer en rêves éveillés et à l'errance de nos solitudes urbaines de recouvrer un peu de chaleur humaine.

Instantanés saisis sur le vif, flamboyances enluminées, chaos jubilatoire, l'univers de Thérasse fabule et laisse peut-être entrevoir un équilibre des choses qui s'avère viable, voir... presque parfait. Mais l'équilibre n'est pas obligatoirement pourvoyeur de bonheur et l'essentiel souvent menacé par la séduction du superficiel.

Avec cet éclat particulier, cet imaginaire novateur et une profonde sensibilité, il porte au gré de son œuvre un regard original, témoin attentif de son époque.

Jean Louis Avril
Rédacteur en Chef "Univers des Arts"
 
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